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Lexique Papetier

Abrasion (Résistance à)

Mesure de la perte de poids par frottement d’une meule sur la surface du papier. Ce test est un indicateur du poussiérage pouvant survenir lors de l’utilisation.

Abrasivité

Donne le caractère abrasif du papier et donc l’usure des outils servant à sa transformation ou son utilisation.
Un test couramment pratiqué est la perte de poids d’une lame découpant le papier.

Ange bleu

Est un label attribué à des produits qui portent peu atteinte à l'environnement. Le papier est contrôlé de manière détaillée, au niveau du mode de fabrication, de la composition et du façonnage. 
Seuls des papiers fabriqués à 100% avec des vieux papiers sont certifiés.
Les prescriptions concernant les matières premières sont sévèrement réglementées.

www.blauer-engel.de

Arrachage (Cires Dennison)

Test permettant de mesurer la cohésion de surface du papier.
Des bâtonnets de cire d’adhésion croissante sont collés à la surface du papier. Après refroidissement, on les décolle et on relève le numéro de la cire pour laquelle il n’y a toujours pas arrachage des fibres. 

Aox

"Absorbable organic halogens". X signifie halogène, généralement chlore. Ce terme désigne la quantité totale de produits organo-chlorés présente dans les effluents de l’usine de fabrication de la pâte à papier utilisée dans le papier.

APUR ( Association des Producteurs et des Utilisateurs de papiers-cartons Recyclés )

Cette association a créé une marque qu’elle gère et qu’elle contrôle.

C’est une marque déposée assortie d’une charte d’usage : le logo apposé sur les produits indique clairement la proportion de fibres cellulosiques de récupération utilisées et comporte un numéro d’agrément dont a fait l’objet chaque gamme de papier ou carton, garantissant l’authenticité de l’information donnée aux consommateurs

Azurant optique

Colorant présent dans le papier qui, grâce à sa fluorescence, permet d’augmenter le niveau de blancheur et d’atténuer la dominante jaune de la fibre de cellulose, d’où une plus grande impression de blanc.

Blancheur

Aptitude du papier à réémettre la lumière reçue sur l’ensemble du spectre visible.

Les mesures les plus courantes sont ISO et CIE :
  • Blancheur ISO : Mesure à 0,457 µm de la réflectance du papier. Cette mesure est surtout fonction de la fluorescence du papier (quantité d’azurant optique) et très peu de la nuance du papier.
  • Blancheur CIE : Cette mesure prend en compte l’ensemble du spectre visible et rend mieux compte de la perception visuelle de la blancheur des papiers. Elle favorise les papiers plus bleutés.

Bois

Les papiers « avec bois » sont des papiers qui comportent une quantité significative de pâte a haut rendement, dont la partie lignine n’a pas été éliminée lors de la production.

Brillance

Aptitude d’un papier à réfléchir la lumière dans une direction précise.
Un rayon de lumière est dirigé sur le papier avec un angle précis ( par exemple 60 ou 85° ) et on mesure la lumière qui se réfléchit suivant le même angle.
Plus cette quantité de lumière est élevée, plus le papier est brillant

Certification forestière

Les exigences de compatibilité entre l’exploitation des forêts et le respect des règles de développement durable ont mis en avant ce type de certification. Elle peut être attribuée par différents organismes indépendants dont les critères sont sensiblement équivalents. On peut citer parmi eux 
PEFC mondial 
SFI USA
CERTFOR Chili
CERFLOR Brésil
FSC mondial

Chaîne de traçabilité ( Chain of Custody COC )

Pour être significative, une certification forestière doit être accompagnée d’un certificat COC qui garantit que le produit commercialisé inclut un minimum de pâtes provenant des forêts certifiées. 
Les exploitants forestiers font certifier leur gestion forestière et leur chaîne de traçabilité
Les entreprises de deuxième transformation ( menuiserie, production de pâte ou de papier ) font certifier leur chaîne de traçabilité.

Chlore

Un des halogènes (fluor, chlore, brome, iode). 
Il n’est quasiment plus utilisé sous sa forme élémentaire ( chlore gazeux ) pour le blanchiment de la pâte. 
Le bioxyde de chlore, ClO2, nettement moins générateur d’AOx, l’a remplacé dans la plupart des usines de pâte.

Charges

Produit d’origine minérale qui est ajouté dans le papier pour en augmenter la blancheur et l’opacité. Ces charges sont le plus souvent le talc, le kaolin, le carbonate de calcium. Celles-ci sont présentes en masse ou en surface (couchage, pigmentation).

Couleur

Perception colorée qu’un observateur obtient d’un papier qu’il observe sous un certain éclairage. La couleur est quantifiée dans différents systèmes de représentation dans l’espace à trois dimensions : 
L, a, b - L, c, h - x, y, Y...
Voir aussi métamérisme pour la comparaison de deux couleurs suivant l’éclairage.

Collage

Addition dans la masse ou à la surface du papier d’un produit qui va supprimer le caractère hydrophile de la cellulose et donc permettre l’écriture, l’impression sans transpercement ou perte de définition. Le collage est mesuré par deux méthodes courantes :

  • Collage aux encres : On trace sur le papier des séries de lignes avec des encres d’agressivité croissante (1 à 5). On relève pour chaque face du papier l’encre pour laquelle il n’y a ni transpercement ni bavures.
  • Collage Cobb : On détermine pour chaque face l’absorption en eau du papier après un contact de 1 minute

Carbonate de calcium

Cette charge minérale est utilisée en papeterie sur les machines fonctionnant en pH neutre. Elle est utilisée sous plusieurs formes :

  • GCC : ground calcium carbonate, carbonate de carrière.
  • PCC : precipitated calcium carbonate, fabriqué par addition de gaz carbonique de chaudière sur de la chaux.

Couchage

Opération faite sur ou hors machine à papier, consistant à déposer à la surface du papier une couche composée de charges minérales et de différents liants et additifs. Les poids déposés peuvent être élevés, jusqu’à 25 g/m2.

Déchirure

La résistance ou déchirement d’un papier, exprimée en millinewtons ou en grammes, est définie comme la force moyenne exercée pour poursuivre le déchirement amorcé par une entaille initiale.

Désencrage

Opération consistant à retirer les encres déposées sur un papier pour une introduction des fibres dans un papier recyclé. 
Cela consiste généralement en un traitement par un savon puis une récupération des encres par flottation.
Les fibres désencrées sont souvent moins blanches et présentent plus d’impuretés que les fibres neuves.

Développement durable

Le concept de développement durable a été propagé par le rapport Notre avenir à tous de la Commission des Nations Unies sur l'environnement et le développement (Rapport Brundtland) en 1987. 
Cette formule, qui vise à réconcilier le développement économique et social, la protection de l'environnement et la conservation des ressources naturelles, peut s’énoncer comme 
« un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Double toile (Machine à papier à...)

Procédé de fabrication du papier où la suspension fibreuse est égouttée symétriquement entre deux toiles. Cette technique évite l’apparition d’une asymétrie de la feuille (la face par laquelle est évacuée l’eau contient généralement moins d’éléments fins, charges, fibres fines).
Voir table plate, face toile, face feutre.

 

ECF (voir AOX et chlore)

Papier dont la pâte à papier a été blanchie suivant un procédé mettant en jeu le bioxyde de chlore. ECF signifie en anglais "elementary chlorine free", soit sans chlore élémentaire ou gazeux. 
D’un point de vue environnement, les pâtes ECF présentent un taux d’AOX fortement réduit par rapport aux pâtes avec chlore gazeux. 
On considère désormais que les usines de pâtes ECF et TCF ont un impact environnemental équivalent

Eclatement

L’indice d’éclatement (MULLEN) est la pression nécessaire pour qu’une membrane que l’on gonfle contre la surface du papier le fasse éclater, exprimée en kiloPascal (kPa), divisée par le grammage en g/m2.
Ex. : Pression d’éclatement : 250 kPa
Grammage : 75 g/m2
Indice : 3,33 kPa.m2/g

Epair

Mot désignant l’uniformité de la formation de feuille, donc l’uniformité de la répartition des fibres dans la feuille. Un bon épair augmente l’opacité de la feuille et améliore son comportement lors de l’impression.

Face feutre / face toile

Surtout dans le cas de machines à papier dites à table plate, avec rouleau égoutteur, le papier peut présenter une asymétrie du fait de l’égouttage par une seule face. La face toile, par où l’eau est enlevée, est usuellement plus pauvre en charges et en fines, d’où une surface plus rugueuse.

Fibres courtes

Le papier est principalement constitué de fibres de cellulose, qui est le composant majoritaire du bois. On appelle fibres courtes celles provenant des feuillus (eucalyptus, bouleau, hêtre, tremble, ...). 
Longues d’environ 1 mm, elles améliorent l’épair du papier, son moelleux et son imprimabilité.

Fibres longues

En provenance de résineux (pin, sapin, épicéa), elles mesurent de 2 à 4 mm et donnent au papier ses qualités mécaniques de déchirure, traction, éclatement.

Fluorescence (voir azurant)

Propriété d’un colorant qui absorbe le rayonnement du proche ultraviolet (350 à 400 nanomètres) et le restitue sous forme de radiations dans le bleu, de 420 à 500 nanomètres. Pour mémoire, le domaine du visible s’étend de 400 à 700 nm pour un œil moyen.

FSC ( Forest Stewardship Council ou Conseil de bonne gestion des forêts)

Organisation non gouvernementale indépendante ayant développé un système de certification visant a une gestion des forêts adaptée, d’un point de vue environnemental, social et économique. (Voir Certification forestière et Chaîne de traçabilité )

Global Compact ( ou Pacte Mondial )

Ce pacte a pour objectif de permettre à tous les peuples de la planète de bénéficier des avantages de la mondialisation et d’ancrer les marchés mondiaux à des valeurs et pratiques indispensables pour répondre aux besoins socioéconomiques.
C’est un Programme initié par le Secrétaire Général de l’ONU, M. Kofi ANNAN, impliquant l’adhésion à 10 principes et leur mise en pratique dans l’entreprise. Ils concernent :

  • le respect des droits de l’homme,
  • le respect de la liberté d’association et du droit de négociation collective,
  • la promotion d’une plus grande responsabilité en matière d’environnement,
  • l’action contre la corruption sous toutes ses formes.

Humidité absolue

Pour un papier, c’est, exprimée en pourcentage, la quantité d’eau présente dans celui-ci. Les valeurs usuelles sont situées entre 4 et 7 %. Elle est obtenue par calcul de perte de poids après séchage à 105 °C.

Humidité relative

Cette valeur, plus facile à obtenir, correspond au pourcentage de saturation en eau de l’air qui est à l’équilibre avec un papier. Un point de comparaison usuel consiste à dire qu’un papier qui contient 6,5 % d’eau est équilibré avec un air à 23 °C et 50 % d’humidité relative.

ISO 14001

Le but du système de certification ISO 14001 est d'offrir aux entreprises un référentiel d’organisation leur permettant d'améliorer la protection de l'environnement dans l'entreprise. 
Ce référentiel prend en compte notamment la gestion des déchets, la prévention de situations d’urgence, la formation ainsi que l’amélioration continue.

Le système mis en place dans l’entreprise est  contrôlé périodiquement par une organisation de certification indépendante. 

Le label écologique ISO-14OO1 ne donne toutefois aucun renseignement sur le caractère écologique 
des produits, il atteste simplement l'existence d'une organisation «compatible avec l'environnement».

Lignine

La lignine est le principal constituant du bois. Elle représente de l'ordre de 20 à 30 % du carbone de l’ensemble de la biomasse végétale. C'est, après la cellulose, le deuxième composé organique de la biosphère et une ressource naturelle renouvelable et abondante.
Elle contribue au port vertical des végétaux malgré la gravité ou l'action du vent et à leur alimentation en eau et en sels minéraux.
La lignine présente l’inconvénient de se colorer sous l’action de la lumière et également de contribuer a l’acidification progressive du papier.
Elle est par contre essentielle pour conférer au bois d’œuvre ses propriétés de résistance mécanique.

Lissé

Définissant la surface du papier, le lissé est la caractéristique contraire de la rugosité. On détermine le lissé par des méthodes de microanalyse (profil de surface, micro-contour test) ou de macro-analyse. 
Parmi celles-ci, les plus utilisées sont les mesures BEKK, BENDTSEN, PPS ou SHEFFIELD qui quantifient un écoulement d’air entre la surface du papier et une surface métallique ou en verre qui y est appliquée.
Méthode BEKK : temps nécessaire pour la fuite d’un volume donné.
Méthode BENDTSEN, PPS ou SHEFFIELD : mesure du débit de fuite sous une pression constante.

Longueur de rupture

C’est la longueur limite au-delà de laquelle une bande de papier suspendue se rompt sous son propre poids. A partir de la valeur de la résistance R à la rupture exprimée en kg, généralement pour une bande de 15 mm de largeur, on obtient la longueur de rupture par la formule suivante :
L mètres = R (kg) x 1000 x G = grammage du papier en g/m2.
G x 0,0015

Luminosité (voir aussi blancheur)

Le système de mesure de couleurs habituellement utilisé définit trois valeurs :

L* luminosité 
a* indice vert – rouge
b* indice bleu - jaune

La perception de blancheur d’un papier est affectée par deux paramètres :

  • la nuance : un papier bleuté donnera une plus grande impression de blancheur ;
  • la luminosité : c’est la sensation de clarté que renvoie le papier.

Un papier de nuance bleutée est souvent peu lumineux. Le carbonate de calcium précipité (PCC) permet de conserver une luminosité élevée avec une nuance bleutée.

Main

Cette expression sert à désigner le volume massique, inverse de la densité, d’un papier. 
En pratique, pour obtenir la main d’un papier, il suffit de calculer le rapport :
Main = Epaisseur en microns
Grammage en g/m2

Mullen

Voir : Eclatement.

Métamérisme

Se dit de deux couleurs qui, paraissant identiques sous un certain éclairage, sont différentes sous un autre. Une analyse par spectrocolorimètre montre que deux couleurs métamères ont des courbes de réémission de la lumière différentes, avec plusieurs intersections.

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